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«J’ai suivi avec beaucoup de tristesse et de stupeur la manière avec laquelle on piétine sans scrupules les règlements et les statuts régissant la FAF. Ne parlons plus du président sortant qui a déjà montré la voie quant au non-respect des procédures et de l’application viciée des statuts. Maintenant, c’est plus grave, c’est le MJS qui s’implique non pour remettre les choses sur les rails, comme il le laisse entendre, mais pour rajouter de la confusion au désordre. Or, ce dont a besoin notre football, c’est du bon sens, de la sérénité et d’un rassemblement vrai et sincère, construit autour d’une vision partagée, avec un cap garantissant le retour à une confiance constructive et responsable. Cela ne peut pas advenir dans la précipitation et les faux calculs. La précipitation avec laquelle on veut clore la mandature précédente ressemble fort à un élan de conquête agressive, de volonté d’exclusion, de monopole, remplacer l’un par l’autre, réduire toute velléité démocratique pour les acteurs de football. Restez mineurs, on décide pour vous.

 

Après un échange de correspondances entre le ministère des Sports malien et la FIFA, et vu qu’aucune réaction positive n’a été enregistrée,  l’instance mondiale a procédé avant-hier à la suspension de la FEMAFOOT, une décision qui peut être interprétée comme un signal fort en direction de la FAF qui patauge depuis quelques jours dans les irrégularités.

Cette décision fait suite au limogeage de ses dirigeants par le ministère malien des Sports le 8 mars dernier, la FIFA qui a eu vent de cette décision a décidé de réagir. « La FIFA a été mis[e] au courant des décisions du ministre des Sports qui dissolvent le comité exécutif de la Femafoot […] Dans ses circonstances, le Bureau du Conseil a décidé de suspendre la Femafoot avec effet immédiat à compter du vendredi 17 mars 2017 », indique l’instance dans un communiqué diffusé avant-hier.

Suspension des clubs

Par conséquent, la Femafoot perd tous ses droits de membre, ajoute le document. Autrement dit, « aucune des équipes représentatives et aucun des clubs affiliés de la Femafoot ne sont désormais plus en droit de prendre part aux compétitions internationales et d’entretenir des relations sur le plan sportif avec les autres associations membres de la FIFA ». Autrement dit, fini les compétitions de club pour les Maliens, encore moins pour la sélection et ce pour une période indéterminée.

La FIFA coupe les vivres

La décision va jusqu’à stopper les aides visant à développer le football dans le pays, la FIFA rompt complètement les relations avec le Mali, plus aucun sou ne sera octroyé. «La Femafoot et ses membres ne peuvent plus bénéficier des programmes de développement de la FIFA ou de la CAF », précise le texte. La FIFA indique pour conclure que « la suspension ne sera levée que lorsque les décisions ministérielles auront été annulées et que le comité exécutif de la Femafoot aura été réinstallé. »

Ingérence

L’affaire remonte au 8 mars dernier lorsque le ministère des Sports malien avait gelé l’activité de tout le bureau de la Femafoot, 24h plus tard, la FIFA dénonçait la décision. « La décision ministérielle du mercredi 8 mars va à l’encontre de l’indépendance des associations membres », rappelle un communiqué de la FIFA qui menace au même temps de porter l’affaire devant le bureau du conseil de la FIFA pour considération, en arrêtant un délai de 24h qui a pris fin le 10 mars.

Le policier qui agace le ministre

Un communiqué du ministère des Sports du Mali rendu public le 9 mars a officialisé « la dissolution du Comité exécutif de la Femafoot dirigé par le général de police Boubacar Baba Diarra », en raison de « la persistance de la crise au sein du football » laissant place à un comité qui « aura pour mandat de réunifier la famille du football, d’organiser une assemblée générale élective, de professionnaliser le championnat national et de se pencher sur les problèmes d’encadrement des équipes nationales», pas question dira la FIFA qui frappe sur la table et décide de donner l’exemple, pourtant des confrères malien nous ont indiqué que Baba Diara le patron du foot local est fautif, il est accusé de détournement de fonds et le ministre s’en était plaint auprès de la FIFA allant même jusqu’à se déplacer en Suisse pour le faire, mais Infantino qui a eu le soutien du ‘’policier’’ lors des élections n’a pas bougé d’un iota, le ministre a décidé d’agir et même après cette suspension il compte saisir le TAS.

Avertissement

Si pour le moment ici au pays le danger n’a pas encore atteint le même niveau, on redoute de plus en plus une lettre d’avertissement qui sera synonyme du début des problèmes, la FIFA suivrait de très près l’évolution du dossier de l’AGE de la FAF, les mouvements d’Ould-Ali sont surveillés, et son conflit avec Baâmeur ne peut qu’aggraver notre cas, d’autant plus que ce dernier s’est retiré et il ne compte pas se taire, idem pour les candidats rejetés comme Medouar et Aïssaoui qui affirment qu’ils n’hésiteraient pas à aller au TAS pour réclamer leurs droits, le fait qu’on annule le report décidé par la CE qui a tout le pouvoir et qui dépend de la FAF est une transgression claire et nette des principes de la souveraineté, mais ce qui importe le plus c’est l’œil avec lequel la FIFA va voir cela, car pour le moment elle se contente de son droit d’observer et de suivre, ce qui est sûr c’est que le sort qu’elle vient de réserver aux voisins maliens est un signal fort en direction de la FAF, l’AGE de ce lundi, sera celle de tous les dangers.

S. M. A.

 

 

 

 

 

Comme un malheur n’arrive jamais seul, le président sortant de la FAF Mohamed Raouraoua est en train de perdre ses postes de responsabilité dans les plus hautes instances du football. Raouraoua, qui était hier en course pour le poste de membre exécutif de la CAF, a reçu une nouvelle raclée.

Après le recours déposé par Kheireddine Zetchi candidat à la présence de la FAF qui a demandé le maintien de la date initiale du 20 mars pour l’assemblée générale élective de la FAF, demandant de ce fait d’annuler le report récemment décidé par la commission électorale, en rappelant la souveraineté de l’AG qui a validé les dates émises par le BF, la commission des recours qui s’est réunie hier mercredi a étudié le requête qu’elle a trouvée recevable, et a décidé de ce fait de valider la date du 20 mars, l’AGE aura donc lieu à cette date-là à partir de 10h 00 à l’amphithéâtre Omar Kezzal du Centre technique national de Sidi Moussa..

 

La commission électorale s’est réunie sans la présence d’Ali Baâmeur qui avait signé en personne le PV de la réunion reportant l’assemblée générale élective le 13 mars dernier. Voulant avoir son sentiment suite à la décision des autres membres confirmant le maintien des élections pour le 20 mars, le président de la Ligue régionale d’Ouargla n’a pas mâché ses mots. Entretien.